L'alcool est un ennemi...

L'alcool est un ennemi...
que je ne fuis pas.

Et vous??

# Posté le mardi 04 juillet 2006 10:06

Défense d'entrer

Défense d'entrer
Si l'équipe de France est en demi-finale, elle le doit d'abord à une défense de fer. Une véritable oeuvre collective chez les Bleus qui insistent tous sur l'importance de défendre en bloc. Comme en 1998, ils devront donc miser sur ce secteur s'ils veulent aller jusqu'au bout.

On dit souvent qu'il faut une grande défense pour aller au bout dans une grande compétition*. Si c'est le cas, alors cette équipe de France a raison de rêver au titre. Ce qu'on pressentait lors des matches de qualification a éclaté aux yeux du monde : la défense est la grande force des Français en Allemagne. Malgré son peu de vécu, l'axe Abidal-Gallas-Thuram-Sagnol n'a encaissé qu'un seul but dans le cours du jeu (face à la Corée du Sud, 1-1). Il a en effet fallu un penalty à l'Espagne et à David Villa pour faire sauter le coffre-fort tricolore. Willy Sagnol a tenu la comptabilité après France-Brésil. "La rigueur défensive, coeur notre leitmotiv depuis maintenant plusieurs semaines. Depuis le début de la Coupe du monde, si on a eu 10 situations chaudes devant nos cages, c'est vraiment le maximum. C'est encourageant", rappelle-t-il.

Avec seulement deux buts encaissés, la France se présentera donc face au Portugal avec la deuxième meilleure défense de la Coupe du monde. Une sacrée performance lorsque l'on sait que cette défense n'a joué que huit matches dans cette configuration, soit depuis les matches de préparation. Auparavant, Boumsong occupait l'axe au côté de Thuram alors que Gallas évoluait bon gré mal gré sur le côté gauche en attendant le retour de blessure d'Abidal. "La surprise, c'est le comportement qu'on a sur le terrain. Cette faculté à se replacer rapidement et à jouer tous en bloc. Ça a vraiment été une surprise pour moi, s'étonne Thuram. En règle générale, on a se replace bien ensemble quand l'équipe a l'habitude de jouer ensemble. C'est l'expérience du vécu qui fait qu'on se comprend rapidement. Or, ça n'est pas le cas".

Vieira-Makelele, la clef

Il semble désormais loin le temps où Zidane s'expliquait en plein match avec Gallas et Thuram. "Même pendant les derniers matches il y a eu des discussions, tempère simplement le défenseur de la Juve. Contre le Brésil, on s'est parlé avec les attaquants. La vraie question, c'est de trouver un juste milieu". Et ils semblea avoir été trouvé à l'image de l'entente désormais quasi-parfaite avec Gallas. "Les choses se passent relativement bien. Il n'y a pas beaucoup de matches derrière nous mais il y a beaucoup de discussions. Il y a beaucoup de respect. On essaye d'améliorer les choses pour le bien de l'équipe", déclarait-il après France-Espagne. Depuis, ils ont encore fait du chemin à en croire Gallas : "On est de plus en plus costauds. On s'entend bien. On se parle moins. Ça prouve qu'on se connait".

A Hameln, tous les Bleus rappellent aussi l'abattage monstrueux de Patrick Vieira et Claude Makelele au milieu de terrain. "Claude et Pat ratissent beaucoup de ballons. Ils jouent devant notre défense, c'est-à-dire Lilian et moi. Et lorsque vous avez des joueurs comme ça devant vous, ça soulage. Ils font du très bon boulot", souligne ainsi Gallas. Makelele juste devant la défense, Vieira un peu plus haut, ces deux-là ont parfaitement trouvé leur place. "Ça n'est pas prémédité. C'est le fait de bien se connaître avec Claude. Le fait que ce soit un joueur qui aime rester devant la défense me permet aussi de participer un peu plus à l'animation offensive et d'aller plus vers l'avant. Mais la base de l'équilibre de l'équipe, c'est deux milieux défensifs, Claude et moi", explique Vieira. Et la France ne s'est jamais aussi bien portée depuis qu'ils tournent à plein régime à l'unisson.

Sagnol : "Je suis admiratif"

La défense est devenue une véritable oeuvre collective chez les Bleus. "C'est bien si on a la meilleure défense mais la défense ce n'est pas seulement les quatre joueurs de derrière et les deux 6 (les milieux défensifs). C'est le bloc défensif, le collectif", insiste Eric Abidal. Tous les joueurs de l'équipe de France se sont passé le mot. "A partir du moment où vous jouez en bloc, que vous savez que c'est la clef du succès, et que tout le monde est prêt à respecter la consigne, ça veut dire que vous avez une équipe où chacun se respecte et où l'un et l'autre sont liés, avance Thuram pour expliquer le succès des Bleus en Allemagne. On a l'obligation d'êtres solidaires. C'est la basse de tout. On n'est pas là pour faire son cinéma ou sa Coupe du monde. C'est le respect de chacun envers l'autre. Et je crois que c'est ce qui est en train de se passer".

Tout le monde défend en bloc. Voilà le mot d'ordre de Raymond Domenech. Et le message est visiblement bien passé. "Autant j'ai pu être critique quand ça n'allait pas pendant les éliminatoires, autant là je suis admiratif par rapport au travail offensif effectué par les joueurs défensifs, avouait Sagnol après le Brésil. On voit qu'on a beau avoir de très bons défenseurs ou de très bons attaquants, si tout le monde ne fait pas les efforts pour les autres, on ne peut pas y arriver. On essaye de les mettre dans les meilleures conditions et eux essaient de couper les trajectoires au maximum pour qu'on ait le moins de travail possible à faire".

On défend en bloc

Face à l'Espagne ou au Brésil, on a ainsi vu Zidane ou Henry faire le pressing de la première à la dernière minute. Sur les côtés, Malouda et Ribéry participent également à ce soutien défensif et on les a souvent vu empêcher leurs adversaires de centrer. Au point de sacrifier les attaquants ? "Pour moi, si on gagne à la fin, ça me va très bien, répond Thierry Henry. S'il faut que je me mette en quatre, que j'aille presser, et que je sois hors jeu, je le fais. Si on me voit moins et que je cours plus, il faut le faire. Ça part de là une équipe. Parfois, tu dois courir pour l'équipe. D'autres fois, c'est toi qui dois faire la décision. La fois prochaine, ce sera un autre".

Car la défense, c'est la base de tout, même de l'attaque. "Lorsque l'on a des certitudes sur les bases défensives, ça laisse plus de libertés à ceux qui sont chargés du secteur offensif. Ça permet peut-être d'aller un peu plus loin que lorsqu'on est un peu hésitant. S'il y a un plus en terme de confiance, il est là", confie Domenech qui explique par ailleurs que "le style de l'équipe est adapté en fonction des joueurs qui composent un groupe. On ne décrète pas un style de jeu comme ça. On joue en fonction des possibilités des joueurs. S'il y a avait d'autres joueurs, on jouerait sans doute différemment. On joue dans un système pour bonifier les joueurs qui composent l'équipe".

Thuram : "J'ai connu ça en 98"

Difficile de ne pas penser à 1998. La comparaison avec la formation des champions du monde, emmenée par l'invincible quatuor Lizarazu-Desailly-Blanc-Thuram, est en effet tentante. "J'ai déjà connu ça en 98. A cette époque, c'était déjà difficile de marquer un but face à la France. Depuis le début de ce Mondial, on est un peu dans le même état d'esprit", confirme Thuram. Cette philosophie est donc une sorte de retour aux sources pour la France après s'être laissé aveugler par ses certitudes offensives en 2002 et 2004 avec trois des meilleurs buteurs européens (Henry, Trezguet et Cissé). Résultat : 8 buts encaissés en 7 matches. Or, historiquement, la défense a toujours été la clef des succès tricolores. En 1998 et 2000, les Bleus n'avaient ainsi concédé que 5 buts en 11 matches si l'on écarte les matches sans enjeu face au Danemark en 1998 (2-1) et les Pays-Bas en 2000 (2-3).

Si la France veut aller au bout, c'est donc une nouvelle fois sa défense qui devra l'y emmener. "On n'est plus une équipe comme avant qui peut dominer ses adversaires, mais on a d'autres qualités. On a des vertus défensives. On est devenu une équipe difficile à jouer. On a vu les Brésiliens essayer de jouer, ne pas y arriver et s'énerver", avoue Sagnol qui s'enorgueillit que la France soit une équipe "chiante à jouer". Seul hic, le Portugal est la meilleure défense du Mondial avec l'Italie comme le rappelle Thuram : "Eux aussi jouent très bien en phase défensive. Ils ont peu le même schéma tactique que nous. Ils n'ont pris qu'un but. C'est pour ça que ce sera un match très difficile contre eux, beaucoup plus difficile que contre le Brésil. En tout cas, ce sera un match fermé".

* Depuis 1986, les cinq derniers champions du monde ont encaissé 0,54 but par match

BUTS ENCAISSES PAR LES CHAMPIONS DU MONDE DEPUIS 1966

2002 : 4 buts en 7 matches (Brésil)
1998 : 2 buts en 7 matches (France)
1994 : 3 buts en 7 matches (Brésil)
1990 : 5 buts en 7 matches (RFA)
1986 : 5 buts en 7 matches (Argentine)
1982 : 6 buts en 7 matches (Italie)
1978 : 4 buts en 7 matches (Argentine)
1974 : 4 buts en 7 matches (RFA)
1970 : 7 buts en 6 matches (Brésil)
1966 : 3 buts en 6 matches (Angleterre)

Eurosport - Propos recueillis par Anthony PROCUREUR à Francfort - 04/07/2006 16:25

# Posté le mardi 04 juillet 2006 10:58

Une lycéenne obtient son bac avec 20,18 de moyenne sur 20

SAINT JEAN D'ARVEY (AFP) - Une élève de terminale S (scientifique) au lycée Vaugelas de Chambéry, Marianne Tenand, 17 ans, a réussi l'exploit d'obtenir son baccalauréat avec une note supérieure à 20 (sur 20), grâce aux matières optionnelles.
Pour ce résultat exceptionnel, "c'est le rectorat qui a téléphoné à la maison à Saint Jean d'Arvey (Savoie) lundi après-midi et qui est tombé sur ma mère", indique Andréa, le jeune frère de la brillante bachelière.

Mardi matin, le facteur a apporté le détail des notes de Marianne, avec des félicitations manuscrites du recteur de l'académie de Grenoble. Cette jeune fille timide aux longs cheveux châtains ne souhaite pas parler de toutes ses notes mais accepte de donner quelques éléments expliquant ses résultats.

Sa plus mauvaise note est un 16 en anglais, la deuxième langue vivante de cette élève de section européenne, qui a choisi l'italien, la langue de sa mère, comme première langue. Elle a obtenu un 20 en math, matière dotée d'un coefficient 9, et un 18 en philo (coefficient 3).

Pour dépasser la note maximum, Marianne a bénéficié de points supplémentaires engrangés grâce à des TPE (travaux personnels encadrés), à l'option latin et à une discipline non-linguistique (DNL dans le jargon de l'éducation nationale), qui comprend un sujet d'histoire/géographie à traiter en langue italienne.

Avec une maman comptable et un père cadre commercial, Marianne n'attend pas de cadeau particulier. "Mes parents me font assez de cadeaux comme cela tout au long de l'année", dit-elle.

La jeune fille profite de son succès pour remercier son institutrice de CP à Saint-Jean d'Arvey, Anne-Marie Prieur, "qui m'a donné le goût de l'école" et sa professeur de français et de latin en seconde et en première, qui, confie-t-elle, "a toujours été passionnante".

Marianne n'a pas fait grève pendant le mouvement anti-CPE. Elle va s'inscrire pour la rentrée prochaine au prestigieux lycée du Parc à Lyon, en classe préparatoire, et tentera peut-être l'Ecole Normale supérieure.

"Une profession pour l'avenir? Je ne sais pas, je pense à l'enseignement mais quand je vois le nombre d'élèves qui n'en ont rien à faire, ça me fait peur, alors je pense aussi à l'édition", souligne cette lectrice passionnée par Racine.

Pour fêter son succès, Marianne a retrouvé des amis dans un grand jardin, pendant que ses parents buvaient du champagne. "Une fête avec de la musique, c'est pas tellement mon truc, je me sens plus à l'aise quand je fais une randonnée en montagne", affirme-t-elle.

La jeune fille déclare par ailleurs qu'elle "n'aime pas beaucoup la télévision" mais assure qu'elle soutiendra l'équipe de France contre le Portugal et "compte bien fêter sa victoire" mercredi soir.
Une lycéenne obtient son bac avec 20,18 de moyenne sur 20

# Posté le mardi 04 juillet 2006 13:12

L'histoire est en marche

L'histoire est en marche
Huit ans après, la France tient à nouveau sa finale ! Les Bleus ont battu le Portugal (1-0) grâce à un penalty de Zidane et affronteront l'Italie le 9 juin à Berlin. Solides face à des Portugais sans imagination, les hommes de Raymond Domenech sont en passe de réussir leur incroyable pari.

FRANCE - PORTUGAL: 1-0
But: Zidane (33e, sp)

"Berlin, le 9 juin 2006". Le rendez-vous avait été pris depuis le 12 juillet 2004. Le jour de sa nomination, Raymond Domenech avait annoncé la couleur et prévu de faire un crochet par la capitale allemande. Y croyait-il vraiment ? On ne le saura jamais. Mais qu'importe, le sélectionneur des Bleus a tenu sa promesse. La France disputera sa deuxième finale de Coupe du monde en huit ans. Et si les Bleus sont entrés dans l'histoire du football à la fin du siècle dernier, ils pourraient se faire une place dorée dans la légende de la plus prestigieuse des compétitions en battant l'Italie et en accrochant une deuxième étoile au maillot bleu. Comme la grande Argentine et l'Uruguay, premier géant de l'histoire de la Coupe du monde.

A quatre jours de sa retraite sportive, Zidane en rêve. Magnifique face au Brésil, Zizou a été décisif face au Portugal (1-0). Auteur du penalty qui a qualifié les Bleus, le capitaine français a fait revivre aux Portugais un cauchemar identique à celui de l'Euro 2000. A ceci près que, si la demie bruxelloise avait été enlevée, ce Portugal-France 2006 a été bien moins enjoué. Propre mais jamais échevelé. Dominés, les Français ont maîtrisé une formation lusitanienne sans génie. Et qui n'a su pousser les Bleus dans leurs derniers retranchements. Tant mieux pour Raymond Domenech qui, mis à part Louis Saha averti une deuxième fois, aura tout le monde sous la main face à l'Italie. Pour un remake de 2000. Encore un.

Première période : Zidane fait la différence

On ne change pas une équipe qui gagne. Et ce sont les onze vainqueurs de l'Espagne (3-1) et du Brésil (1-0) qui se présentent sur la pelouse de l'Allianz Arena pour défier le Portugal. Comme face aux quintuples champions du monde, les Bleus, une nouvelle fois en blanc, tentent de donner le la. Pour preuve, c'est Florent Malouda, sur une ouverture de Lilian Thuram, qui se crée la première occasion du match. Une demi-volée qui file à côté (1e). La réponse portugaise ne tarde pas. Deco forçant Fabien Barthez à une belle horizontale (4e).

Très fort techniquement, le milieu de terrain lusitanien prend le dessus au fil des minutes. Par la gauche avec Cristiano Ronaldo, ou par la droite par Luis Figo, les ballons reviennent régulièrement dans les trente derniers mètres tricolores. Sans jamais toucher Pauleta qui a le malheur de tomber sur un Lilian Thuram des très grands soirs. Résultat, les vice-champions d'Europe frappent de loin et ne sont guère dangereux. Même lorsque Figo tente sa chance de loin, Barthez ne tremble pas (16e).

Dominés et battus dans l'entrejeu, les Bleus tentent d'allonger. Thierry Henry, Florent Malouda et Eric Abidal sont les joueurs les plus incisifs mais, mis à part un bon centre du latéral gauche qui file devant le but (14e), Ricardo ne voit pas le cuir. Bien pris, Zinédine Zidane ne l'aperçoit guère plus. Virevoltant face aux Brésiliens, le capitaine des Bleus ne subit pas d'individuelle stricte de la part de Costinha mais est suivi de près par l'ancien Monégasque.

Sans peser sur le jeu, Zizou va pourtant faire basculer la partie à la demi-heure de jeu. Crocheté dans les seize mètres par Ricardo Carvalho, Thierry Henry obtient un penalty. Une chance inouïe pour des Français dominés jusque-là. Zinédine Zidane se présente face au spécialiste Ricardo. Deux pas d'élan, une frappe croisée que le portier touche du bout des doigts, mais pas suffisamment pour empêcher Zidane d'inscrire son 30e but en bleu (0-1, 33e). Comme Fontaine et Papin. Les Bleus virent en tête à la pause face à des Lusitaniens empruntés aux abords de la surface.

Seconde période : Le Portugal cale

Avec cinq joueurs (plus Saha) menacés d'une suspension pour la finale de Berlin, les Tricolores réalisent un sans-faute défensif. Toujours bien placés à l'image d'un Willy Sagnol qui ne se jette jamais, les Bleus prennent l'ascendant sur les Portugais. Et Thierry Henry n'est pas loin de concrétiser tout ça par un but. Sur une accélération pleine surface, le Gunner croise du gauche et force Ricardo à un reflexe de grande classe (48e). Le bourreau des Anglais remet ça sur une frappe puissante et lointaine de Ribéry (49e).

Dominateurs durant les quarante-cinq premières minutes, les vice-champions d'Europe 2004 déçoivent par un manque d'imagination évident. Leur jeu est trop latéral et, si Pauleta parvient à se créer une occasion d'un tir qui termine sa course dans le petit filet de Barthez (53e), la pression est quasiment inexistante. Physiquement, les organismes commencent à souffrir après bientôt un mois de compétition. On le ressent au niveau de l'engagement. Ajoutez à cela que le bloc-équipe français quadrille le terrain à merveille, que Barthez va chercher les ballons dans les airs, et que, comme face à l'Angleterre, Scolari décide de se priver de son seul avant-centre en remplaçant Pauleta par Simao (69e).

Cristiano Ronaldo passe alors dans l'axe. Mais ne fait pas le poids face à la paire Thuram-Gallas. Une nouvelle fois sans ambition, le football lusitanien déçoit. Finalement, Helder Postiga vient renforcer l'attaque portugaise (74e). Mais c'est sur un coup de pied arrêté que le Portugal se crée sa meilleure occasion de la seconde période. Ronaldo allume la mèche de trente mètres. Le ballon flotte et, à l'image d'un volleyeur, repousse d'une improbable manchette. A six mètres, Luis Figo reprend de la tête. Au-dessus (77e). La chance des Portugais est passée.

Les Bleus filent vers leur deuxième finale de Coupe du monde en huit ans. Si Louis Saha prend un jaune de trop qui le privera de dessert (87e), les sourires sont sur les visages des Bleus au coup de sifflet final. Quelques larmes perlent tout de même sur les joues de Lilian Thuram. Même s'il n'a pas réussi un nouveau doublé, le recordman des sélections a une nouvelle fois marqué une demi-finale de Coupe du monde de son empreinte. Il y a un an, il était encore loin de l'équipe de France, pensant terminer sa carrière tranquillement. Finalement, il disputera sa deuxième finale de Coupe du monde, dimanche. L'histoire est belle. Et se terminera peut-être par un épilogue magnifique.

L'HOMME DU MATCH : Lilian Thuram (France)

Décidément, c'est l'homme des demi-finales de Coupe du monde... Huit ans après son improbable doublé face à la Croatie, Lilian Thuram a encore été l'homme du match face au Portugal, dans un registre différent, plus habituel pour lui. Titanesque contre le Brésil, il a cette fois été géant, tout simplement. Dès la première minute, son ouverture de 50m pour Malouda a donné le ton. Défensivement, le Turinois a donné un récital, gagnant tous ses duels. Un vrai patron.

LA DECLA : Raymond Domenech (France)

"J'ai toujours parlé du 9 juillet mais je n'ai pas dit quelle heure. Au moins jusqu'à 23h30, il faudra y être. Cela ne suffit pas le 9 juillet. Ce qui compte maintenant, c'est le bout. On ne peut pas se contenter de 'c'est merveilleux, c'est super'. C'est 23h30 le 9 juillet ! Maintenant, c'est récupération, concentration, préparation, c'est garder tout ce qu'ils ont fait depuis plus d'un mois pour faire un match de haute intensité, un match solide et être présent complètement pour cette finale. Et la jouer à fond sans regret. Une finale, c'est un truc particulier. il faudra la jouer".

Eurosport - Maxime DUPUIS - 05/07/2006 23:37
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# Posté le mercredi 05 juillet 2006 17:48

Modifié le mercredi 05 juillet 2006 18:22

Lilian le magnifique

Lilian Thuram aime les demi-finales de Coupe du monde. S'il n'a pas réussi un doublé comme face à la Croatie en 1998, le défenseur a livré une partie dantesque mercredi face au Portugal. Il a été décisif, tout comme Zidane, auteur du penalty victorieux, même s'il a moins flambé que face au Brésil.

BARTHEZ: A la 77e minute, sa grosse faute de main sur le coup franc de Cristiano Ronaldo aurait pu coûter très, très cher. Heureusement pour lui et pour les Français, Figo n'en profita pas. A cette (notable) exception, le portier marseillais s'est montré impeccable. Sollicité d'entrée par une frappe de Deco, il n'est pas sorti de son match, rassurant sa défense notamment dans le jeu aérien.

SAGNOL: Il n'avait pas une tâche facile sur sa pelouse fétiche de l'Allianz Arena. Pendant 65 minutes, il s'est d'abord coltiné Cristiano Ronaldo, sur lequel il n'est jamais simple de défendre. Mais le Munichois n'a rien laissé passer au controversé dribbleur portugais. A part une mauvaise relance sur Maniche, qui a amené l'unique occasion de Pauleta (53e), il a connu très peu de déchets. Aussi efficace dans la dernière demi-heure face à Simao.

THURAM: Décidément, c'est l'homme des demi-finales de Coupe du monde... Huit ans après son doublé face à la Croatie, Lilian Thuram a encore été l'homme du match contre le Portugal, dans un registre différent, plus habituel pour lui. Titanesque contre le Brésil, il a cette fois été géant, tout simplement. Dès la première minute, son ouverture de 50m pour Malouda a donné le ton. Défensivement, le Turinois a donné un récital, gagnant tous ses duels. Un vrai patron.


GALLAS: Rarement pris à défaut face à un Pauleta transparent. Solide, le défenseur de Chelsea reste dans la lignée de ses belles performances dans les matches à élimination directe. Toujours bien placé, impeccable dans le jeu aérien, il s'est permis le luxe de ne commettre aucune faute de la soirée. Gallas n'a cependant pas le choix: le polyvalent défenseur doit se mettre au diapason aux côtés d'un Thuram phénoménal.

ABIDAL: Le latéral est un peu passé à côté de son match. Il a raté deux jaillissements devant Figo qui auraient pu coûter cher, ainsi que plusieurs contrôles, faute de concentration. À son crédit, l'ancien Lillois n'a pas hésité à venir apporter le surnombre en prenant son couloir. Ses montées ne se sont cependant jamais avérées assez tranchantes.

MAKELELE: Certainement son plus mauvais match depuis la fin du premier tour. L'ex-Nantais n'a pas eu l'énorme volume de jeu qu'on lui connait habituellement. Il a souffert face à la triplette portugaise du milieu de terrain. Il a en effet eu la lourde tâche de jouer dans la zone de Deco, l'un des meilleurs milieux de ce Mondial. Le Blues n'est parvenu à ne récupérer qu'un seul ballon. Et en a perdu dix.

VIEIRA: Moins en vue que lors de ses trois dernières sorties, le vice-capitaine des Bleus a tout de même joué une quarantaine de ballons. Il n'en a perdu que deux. Parfois en difficulté face à Maniche, qui a pu inquiéter Barthez, le Turinois a réussi deux interceptions importantes dans l'axe, notamment devant Cristiano Ronaldo. Il a aussi gagné presque tous ses duels. C'est déjà pas mal...

RIBERY: Il a définitivement trouvé sa place dans cette équipe. Disponible, il a tenté de provoquer, sans beaucoup de réussite, surtout en première période. Mais le Marseillais affiche une abnégation de tous les instants. Même s'il n'effectue pas toujours le bon choix, comme sur ce contre où il aurait pu servir Henry plutôt que de solliciter Zidane, on le sent décomplexé. Pour preuve, sa très belle frappe repoussée par Ricardo en début de seconde période. Remplacé par Govou (73e), qui s'est attaché à défendre.

MALOUDA: Comme son compère du flanc gauche Eric Abidal, le Lyonnais ne se trouvait pas dans un grand soir. Après s'être procuré la première occasion du match dès la première minute, il n'a pas semblé en mesure de prendre l'ascendant sur son vis-à-vis. Il sauve sa soirée en étant à l'origine de l'action qui amène le pénalty, et grâce à son travail défensif. Pourtant très athlétique, Malouda semble physiquement peiner de plus en plus dans ce Mondial, à l'inverse de ses coéquipiers. Dommage. A cédé sa place à Wiltord (70e).

ZIDANE: Après le chef d'oeuvre de Francfort, Zizou est redescendu d'un cran. Peu importe. L'histoire retiendra qu'il a inscrit le but ayant propulsé les Bleus vers leur deuxième finale planétaire. Un penalty plein de sang-froid, frappé presque sans élan. Pour le reste, avec une liberté de mouvement limitée par rapport au match face au Brésil, il a moins pesé sur les débats. Mais Zidane joue toujours aussi juste. Surtout, il ne perd quasiment pas un ballon. Il quittera donc la scène sur une finale de Coupe du monde. Une sortie de rêve pour un joueur du même ordre...

HENRY: Encore une fois, il a beaucoup couru dans le vide. Encore une fois, il a manqué de soutien direct. Mais encore une fois, il s'est battu avec beaucoup d'abnégation. Avec un minimum de ballons, le Gunner a trouvé le moyen d'être dangereux presque systématiquement et même décisif en provoquant le penalty face à Ricardo Carvalho. Tout prêt de doubler la mise sur une action individuelle de grande classe à la reprise. Un match difficile à jouer pour lui, mais un comportement exemplaire. Remplacé par Louis Saha (85e), qui a écopé d'un carton jaune qui le privera de la finale.
Lilian le magnifique
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# Posté le mercredi 05 juillet 2006 18:31

Modifié le jeudi 06 juillet 2006 08:12

On vit ensemble...

On vit ensemble...
... On meurt ensemble. Telle est la devise qui accompagne les Bleus dans l'intimité et qui traduit cette solidarité qui fait leur force. Parmi les raisons avancées pour expliquer le parcours de l'équipe de France, c'est celle qui revient le plus souvent dans la bouche des joueurs.

Depuis la victoire face à l'Espagne en quart de finale, les Bleus ont tenté d'apporter des explications à la véritable métamorphose qui s'est opérée au sein de l'équipe de France après des débuts poussifs au premier tour. Tous en viennent au même constat : la clef du succès réside dans la solidarité. Depuis plus d'une semaine, tous les joueurs vantent la force collective de la France. Pas plus Raymond Domenech que Thierry Henry ou Lilian Thuram ne veulent mettre en avant les individualités du groupe.

Même ce dernier, auteur d'une performance remarquable en demi-finale face au Portugal, n'a voulu s'attarder sur son match. "J'ai essayé de faire du mieux que je pouvais, comme d'habitude. Aujourd'hui, c'était comme ça, voilà. Ça s'est bien passé. On a su bien défendre", commentait-il simplement avant d'avancer sa théorie sur la force des Bleus : "l'amour qu'on reçoit des supporters et la solidarité qu'il y a au sien du groupe".

Dans la semaine, c'est déjà Thuram qui avait le mieux traduit l'état d'esprit qui règne au sein du groupe France. "Une grande équipe est composée de joueurs qui sont capables de s'oublier pour l'autre. Nous footballeurs, avons tous des egos très forts. Arriver à s'oublier en sachant que l'autre nous rend meilleur, c'est un discours très simple à comprendre mais parfois difficile à faire intégrer au groupe. Aujourd'hui, c'est le cas, expliquait le défenseur de la Juventus. A partir du moment où vous jouez en bloc, que vous savez que c'est la clef du succès, et que tout le monde est prêt à respecter la consigne, ça veut dire que vous avez une équipe où chacun se respecte et où l'un et l'autre sont liés". La grande différence avec l'Euro 2004 selon lui : "En 2004, si vous regardez nos matches, vous constatez une indiscipline, contrairement à aujourd'hui. Parfois on jouait, c'était du n'importe quoi. Là, vous voyez qu'il n'y a pas d'équipe".

Malouda vend la mèche

Le recordman des sélections (120) avait même levé une partie du voile sur la vie à l'intérieur du vestiaire tricolore. "Entre nous, il n'y a pas de chanson comme en 98 mais il y a une phrase. Avec cette phrase, vous saurez exactement. Mais vous la saurez plus tard...", avait laissé entendre Thuram. C'est finalement Florent Malouda qui aura vendu la mèche un peu trop tôt, juste après la victoire face au Portugal. "A la mi-temps, on s'est dit qu'on était à 45 minutes du bonheur. Comme on dit, "on vit ensemble, on meurt ensemble". C'est notre phrase ", a révélé le Lyonnais, trahissant sans le vouloir un des secrets les plus jalousement gardés par le groupe.

Le lendemain, Raymond Domenech a en même expliqué le sens profond, sans dévoiler qui était à l'origine de cette devise. "Elle vient de l'histoire des batailles quand les tribus se battaient entre elles. Ou elles pouvaient vivre, ou elles se faisaient bouffer par les autres. Que le joueurs l'aient adopté, c'est très symbolique de ce qu'on a vécu, a expliqué le patron des Bleus. Depuis très longtemps, avant la qualification pour la Coupe du monde, c'était ça. Ou on fait quelque chose ensemble ou on meurt très vite. On ne fait que des matches à élimination directe depuis l'Irlande voire même avant. Ça doit faire une bonne quinzaine de matches où l'on vit comme ça avec le couteau sous la gorge". Un nouveau parallèle avec 1998 comme il le confirme lui même : "C'est simplement la traduction en français de la chanson de 98. On veut continuer à vivre ("I will survive")".

Vieira : "Pas peur de se dire la vérité"

Si tous insistaient déjà avant sur la cohésion qui règne au sein de l'équipe, Patrick Vieira estime que cette solidarité a éclaté au grand jour en demi-finale. "Face au Portugal, il y a d'autres qualités qui sont ressorties par rapport aux autres matches. On a vu une équipe vraiment solidaire. Chacun met ses qualités au service de l'équipe. C'est une équipe qui s'est beaucoup parlé. On a beaucoup discuté pour rectifier les choses", analyse le vice-capitaine. Cette discussion, c'est celle qu'ont tenu les Bleus dans le vestiaire à la mi-temps. "Les Portugais nous ont posé beaucoup de problèmes. Mais on s'en est sorti parce qu'on s'est beaucoup parlé. Flo et Franck ont fait un gros travail. A partir de là, ça a été beaucoup plus facile de défendre" , raconte-t-il. Traduction : Malouda et Ribéry ont reculé d'un cran pour venir aider Abidal et Sagnol à maîtriser les assauts de Figo et Cristiano Ronaldo sur les côtés.

Cette solidarité passe aussi par le dialogue en-dehors du terrain. Et même la critique. "Le football ne tient pas à grand chose. C'est une remise en question constante. Nous, on a su la faire. Après, c'est vrai qu'on a progressé sur le terrain mais aussi en dehors du terrain, continue Vieira pour expliquer le renouveau tricolore depuis les quarts de finale. Le rapport entre les générations se passe bien. On n'a pas peur de se parler les uns aux autres. On n'a pas peur de se dire la vérité .Chacun accepte la vérité de l'autre. On va vers l'avant et c'est le résultat. Pour aller loin, il faut de la communication dans une équipe". "Le plus important, c'est l'humilité qu'il y a dans le groupe. Sans humilité, on ne serait pas là", dirait Thuram. Willy Sagnol acquiesce : "Bien sûr qu'il y a eu des prises de tête, c'est normal dans la vie d'un groupe".

Henry, le symbole

Symbole de cet état d'esprit, Thierry Henry se sacrifie en Allemagne au nom de l'équipe. Face au Portugal, il est sorti harassé, plus épuisé par son pressing permanent pour empêcher la relance des défenseurs portugais que par son combat sur le front de l'attaque. "Quand on voit les joueurs qu'on a, on pourrait se dire qu'ils peuvent attendre les ballons devant. Mais tout le monde travaille et se bat pour les autres. A chaque fois, on essaie d'être décisif sur le peu d'actions qu'on a", se défendrait presque le Gunner qui poursuit : "Dans l'équipe, il n'y pas une personne qui essaie de faire le héros ou de tirer la couverture à lui. Tout le monde attaque ensemble, tout le monde défend ensemble. Tout le monde se met au service de l'équipe et ça permet d'avancer".

Pour Henry, c'est le groupe qui permet à chacun de briller, qu'il s'appelle Zidane face au Brésil ou Thuram face au Portugal : "Comme je le disais avant qu'on soit en finale : si tu veux aller loin, il faut le faire en équipe. Quand tu joues en équipe, les individualités te font la différence. Mais pas avant. Et ça s'avère vrai aujourd'hui". A l'image de son but face au Brésil ou du penalty provoqué face au Portugal. Mais il y laisse beaucoup d'énergie au point d'avoir été remplacé lors de deux matches par Louis Saha (86e et 85e). Le temps toutefois pour P'tit Louis d'écoper d'un carton qui le privera de finale. "Son carton jaune n'est pas secondaire car on est arrivé là à 23 et c'est vraiment dommage, regrette Florent Malouda. J'espère qu'il sera champion du monde". Décidemment, ces Bleus sont solidaires jusqu'au bout...

Eurosport - Anthony PROCUREUR, à Hameln - 07/07/2006 18:53
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# Posté le vendredi 07 juillet 2006 19:11

Modifié le vendredi 07 juillet 2006 19:22

Le rêve brisé

Le rêve brisé
L'équipe de France a perdu la finale de la Coupe du monde 2006. Battus aux tirs au but par l'Italie (1-1, 5 tab à 3) dimanche à Berlin, les Bleus laissent filer le trophée en Italie. Expulsé lors de la prolongation, Zinédine Zidane termine sa carrière sur une triste note. Que c'est cruel...

ITALIE - FRANCE : 1-1 (5 tab à 3)
Buts : Materazzi (19e) pour l'Italie - Zidane (7e, sp) pour la France

Réussir sa sortie est ce qu'il y a de plus difficile pour un champion. Zinédine Zidane était parti pour y parvenir. A une dizaine de minutes près. Un coup de tête, un carton rouge et surtout une cruelle défaite aux tirs au but face à l'Italie (1-1, 5 tab à 3) laisseront un goût amer à l'immense footballeur qu'aura été le Ballon d'Or 1998. Un goût d'autant plus amer que les Bleus avaient tout pour eux. Tout pour décrocher une deuxième Coupe du monde en huit ans. Malheureusement, la loterie des tirs au but est passée par là. Le héros de Rotterdam, David Trezeguet, qui avait fait chavirer les Bleus en 2000 a cette fois buté sur une maudite barre transversale lors de la séance. Cruel.

Après les désillusions de 1986, 1998 et 2000, la Squadra Azzurra a pris une douce revanche sur les Bleus et décroché sa quatrième Coupe du monde, l'installant sur la deuxième marche des nations les plus titrées de l'histoire. Les Bleus, notamment la génération 1998, termine au bord de l'apothéose et d'un final qui aurait envoyé cette équipe en or massif encore un peu plus haut dans la légende du sport français. Dommage. On retiendra cependant que les Tricolores ont fait mieux que jeu égal avec les champions du monde. Mais ce sont les 23 Italiens qui rentreront au pays avec le trophée sous le bras.

Première période : L'Italie pousse les Bleus

Le maillot blanc en porte-bonheur et l'ambition en bandoulière, l'équipe de France se lance pourtant pleine de vie dans sa quatrième finale internationale. Les trois premières (1984, 1998, 2000) ont été gagnées, les deux dernières avec Zinédine Zidane. Plus qu'un porte-bonheur, le numéro 10 est un grand qui coud les succès de fil d'or. Après ses deux buts en 1998, le capitaine des Bleus ne tarde pas à se faire une place un peu plus grande dans l'histoire. Sur la première percussion des Tricolores, Florent Malouda s'écroule dans la zone de vérité (6e). La faute de Materazzi est légère. M. Elizondo désigne le point de penalty.

Comme face au Portugal, c'est Zinédine Zidane qui se présente face à Buffon. Deux pas d'élan. Une panenka. Un peu haute, la folle tentative du capitaine des Bleus vient heurter le bas de la barre transversale mais franchit heureusement la ligne. Zizou lève le bras. M. Elizondo le suit. Les Bleus entament le match comme il faut (0-1, 7e) et ZZ devient le quatrième joueur après Vava, Pelé et Paul Breitner à inscrire au moins un but dans deux finales différentes.

Touchée, l'Italie n'est pas coulée. Du haut de leurs trois titres mondiaux, les Transalpins ne perdent pas le fil de leur idée. Le milieu de terrain azur se comporte comme il l'avait prévu. Et les ballons reviennent souvent dans le camp français pour des coups de pied arrêtés qui perturbent l'arrière-garde des Bleus de France. Andrea Pirlo est un orfèvre. Il règle la mire sur un coup franc repoussé de la tête de Lilian Thuram (14e). Le suivant est fatal. Du pied droit, le Milanais dépose le cuir sur le front de Marco Materazzi. Sa tête, au-dessus de Patrick Vieira, vient tromper Fabien Barthez (1-1, 19e). La XVIIIe finale de la Coupe du monde est lancée.

A l'image de ses prestations face à l'Espagne et au Portugal, la France reste sur ses gardes. Et se contente de défendre. Bien dans le jeu. Moins sur les phases arrêtées. Les hommes de Raymond Domenech se font une nouvelle fois surprendre sur un corner du patron Pirlo. Le ballon retombe sur le crâne de Toni et finit sur la barre transversale (35e). Repoussés sur leur but, les Français sont obligés de partir loin. Et dans ces conditions, il est difficile d'aller au bout, d'autant que Gattuso, Camoranesi et compagnie se comportent en cerbères. Malouda en est réduit à tenter sa chance de loin (30e). Le doute est présent. Certains gestes ne trompent pas, les passes sont courtes, Abidal rate même une remise en jeu. Mais la France et l'Italie rentrent aux vestiaires à égale distance du titre.

Seconde période : Les Bleus prennent les commandes

"Un match ne s'écrit pas en quarante-cinq minutes". Les mots sont signés Raymond Domenech au retour des vestiaires. Ont-ils rassuré des Bleus un peu tendus ? Thierry Henry donne un signe encourageant en se procurant la première action de la seconde période à la suite d'un raid et conclu par un plat du pied que Gigi Buffon stoppe sans trembler (46e). Le Gunner sonne la charge et remet ça quelques minutes plus tard. La percussion est moins académique mais pleine de rage. Altruiste, Henry cherche Malouda dans l'axe. Mais la défense italienne veille (49e).

Le match semble tourner en faveur des Bleus. Plus véloces et présents physiquement, les tombeurs du Portugal en demie poussent la Squadra Azzurra dans son camp. Elle n'en sort que rarement. Et même si Patrick Vieira est victime d'un claquage et laisse sa place à Alou Diarra (55e), la France tient les rênes de la finale. Marcello Lippi en est conscient et lance du sang neuf dans la bataille. De Rossi et Iaquinta prennent la place de Totti et Perrotta à l'heure de jeu. Mais le match n'évolue guère. Les Français maîtrisent le jeu et se créent une occasion nette par Henry (62e).

Incessant en première période, le flux et reflux de la vague transalpine cesse. Pour autant, l'histoire reste la même. Les Italiens s'en remettent aux coups francs. Toni trouve même la faille sur l'un d'entre eux. Mais le but est justement refusé pour hors-jeu (61e). C'est ensuite Pirlo qui enroule son tir et manque le cadre de peu (76e). La dernière frayeur vient de Zizou. Touché sur un contact avec Fabio Cannavaro, le capitaine des Bleus termine la partie la clavicule meurtrie (80e). L'épilogue a quelque chose de dramatique. D'historique. Comme un illustre ancien de capitaine de la Mannschaft, Zidane file en prolongation le bras collé au corps.

Prolongation : Et Zidane craque...

A une demi-heure de la fin de la Coupe du monde, les organismes souffrent. Les vingt-deux acteurs présents sur la pelouse ne refusent pas le jeu mais les jambes se font lourdes. Le souffle est court. De deux doigts, Franck Ribéry manque de faire la différence sur un pointu filant à gauche du but de Buffon (99e). De peur que les actions ne désertent le Stade Olympique de Berlin, David Trezeguet est lancé dans l'arène (100e). Le Turinois voit son capitaine placer une tête superbe sur un centre de Sagnol. Mais Buffon justifie d'une claquette son statut de meilleur portier du monde (104e).

La seconde période n'est plus animée par le jeu. Mais par un événement annexe terrible. Au terme d'une discussion animée avec Marco Materazzi, Zinédine Zidane le Magicien redevient le Sanguin. Un coup de tête dans la poitrine du défenseur italien. L'arbitre n'a rien vu. Le quatrième arbitre si. Grâce à l'écran de contrôle... Zizou termine sa carrière sur un carton rouge et les Bleus à dix (110e). Accessoirement, La France perd l'un de ses exécuteurs de tirs au but. L'histoire ne dira pas si l'homme a manqué aux Bleus durant la séance. On retiendra que les filets de Buffon et sa barre transversale se sont réfusé à David Trezeguet. La Coupe du monde aussi. Quelle tristesse.

L'HOMME DU MATCH : Marco Materazzi (Italie)

Marco Materazzi aura sans doute connu la soirée la plus pleine de toute sa carrière. L'Italien a été de tous les points chauds du match. Auteur de la faute qui a permis aux Bleus d'obtenir un penalty et de prendre les devants, l'Interiste a ensuite égalisé d'un coup de tête. La suite, on la connait. Un coup de boule reçu dans le buffet. Zidane est expulsé. Le défenseur milanais a fait mal aux Bleus. D'autant plus qu'il a même réussi l'un des tirs au but transalpins. Dur.

LA DECLA : Raymond Domenech (France)

"Depuis le début du tournoi, l'équipe est montée en puissance, elle s'est structurée petit à petit, c'était prévu, elle était faite pour cela. Au delà de la déception logique et naturelle, j'ai dit aux joueurs qu'ils devaient garder à l'esprit ce qu'ils ont construit, les relations qu'ils ont créé entre eux, pour comprendre ce qu'était une équipe de football qui peut aller loin dans une compétition."


Eurosport - Maxime DUPUIS - 10/07/2006 00:51
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# Posté le dimanche 09 juillet 2006 20:26

Modifié le dimanche 09 juillet 2006 20:41

Djibril Cissé

Ayé depuis le temps que nous supporters de l'OM attendions une star dans l'équipe, et ben voila c'est fait avec Djibril CISSE
Djibril Cissé
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# Posté le mercredi 12 juillet 2006 10:17

Zidane se livre

Zidane se livre
Sur TF1, Zinédine Zidane a expliqué les raisons de son geste sur Marco Materazzi. Zizou a tenu à "s'excuser auprès des enfants" mais ne regrette pas ce qu'il a fait. L'Italien a eu "des mots très durs" envers le numéro 10 des Bleus qui aimerait que la provocation soit également sanctionnée.

Le 12 juillet est décidément lié à la vie de Zinédine Zidane. Huit ans après avoir réussi un doublé historique et remporté la Coupe du monde avec l'équipe de France, le tout récent retraité est sorti de sa réserve pour mettre les choses au point. Expliquer les raisons de son coup de sang. Confier pourquoi il est sorti de ses gonds alors qu'il disputait le dernier match d'une carrière majestueuse. Et qui pouvait se terminer par une apothéose absolue : un deuxième titre mondial.

Malheureusement, Zinédine Zidane a croisé le chemin de Marco Materazzi. A dix minutes du terme de la prolongation, le capitaine de l'équipe de France a été accroché par le défenseur italien. La suite a déjà fait le tour du monde à plusieurs reprises. Zidane part se replacer. Materazzi l'interpelle. Subitement, le Ballon d'Or 1998 revient sur ses pas et assène un violent coup de tête dans la poitrine du joueur de l'Inter Milan.

"Des mots très durs"

Les raisons d'un tel geste ? Zinédine Zidane les a confiées sur TF1 : "Il m'a dit des choses très personnelles, cela touche à la maman, à la soeur. Il dit des mots, des mots qui sont très durs et il les répète plusieurs fois. C'est plus dur que des gestes. Vous les écoutez une fois, vous essayez de partir. C'est ce que je fais parce que je m'en vais en fait. Vous écoutez deux fois, et puis la troisième fois...J'aurais préféré prendre un coup de poing". Zizou n'a pas souhaité révéler la teneur exacte des mots prononcés par le Milanais. Mais s'excuse de son geste auprès de ceux qui l'ont vu : "Ce n'est pas un geste à faire. Je tiens à le faire surtout pour les deux ou trois milliards de téléspectateurs et tous les enfants."

"Je ne suis pas fier de ce geste mais je ne le regrette pas. Sinon, ça veut dire qu'il avait raison de dire ce qu'il a dit ", a ajouté un Zinédine Zidane calme. Pour l'ancien capitaine des Bleus : "Le coupable, c'est celui qui provoque. La vidéo devrait aider à cela. Ça suffit de toujours sanctionner la réaction. Il y a eu une provocation très grave."

Evidemment, Zinédine Zidane n'avait pas envie de finir comme ça : "Dans une finale de Coupe du monde, je n'ai pas faire ce geste gratuitement. Il y a eu une provocation très grave. Ce n'était pas calculé. J'étais à dix minutes de la fin de ma carrière et je pouvais terminer de la meilleure des façons." Sa présence sur le terrain aurait peut-être changé le cours de l'histoire ? "Je ne sais pas. Peut-être que oui, peut-être que non. En tout cas, les tirs au buts... Un jour c'est pour vous, un jour c'est contre vous. Mais je ne peux pas vous dire avec certitude que cela aurait changé la fin du match. Il faut accepter les choses telles qu'elles sont. Si cela s'est passé comme ça, c'est que c'était décidé..."

Eurosport - Maxime DUPUIS - 12/07/2006 20:39
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# Posté le mercredi 12 juillet 2006 14:45

Cissé, l'OM à coeur

Cissé, l'OM à coeur
Djibril Cissé est officiellement marseillais. Prêté pour un an avec option d'achat, l'attaquant international, victime d'une fracture de la jambe droite début juin, a désormais hâte de jouer et de fouler la pelouse du Stade Vélodrome. Comme son idole, un certain Jean-Pierre Papin.

"J'avais envie d'être à Marseille, pour le peuple marseillais qui a beaucoup à m'apporter. Mais j'ai moi-même beaucoup à leur apporter. Et surtout, je suis là pour gagner des titres et tout faire pour que Marseille soit un peu plus respecté". Djibril Cissé a déjà trouvé les mots. A peine arrivé dans la cité phocéenne, l'attaquant de l'équipe de France s'est lancé dans une opération séduction et les fidèles de l'Olympique de Marseille ne devraient pas rester insensibles aux désirs et promesses du joueur aux cheveux peroxydés.

Après plus d'un an de flirt, l'OM et le joueur ont enfin conclu. Djibril Cissé a été prêté par le FC Liverpool pour une saison avec option d'achat. Pour l'international tricolore, victime d'une fracture de la jambe droite le 7 juin dernier alors qu'il préparait la Coupe du monde, c'est un grand soulagement et une joie énorme : " Mon départ était inéluctable. Je savais que je n'avais plus la confiance de Rafael Benitez. Cela ne servait à rien pour moi de rester là-bas. L'amertume que je ressens a été soignée par le désir de l'OM de me recruter."

"Fin septembre, début octobre"

Arrivé sur les bords de la Canebière, l'ancien Auxerrois devra cependant patienter avant de jouer. "Fin septembre ou début octobre, ce sera bon", assure-t-il tout en ajoutant qu'il n'est "pas fou" et qu'il ne tentera pas le diable afin de revenir plus tôt que prévu. Actuellement en rééducation à Saint-Raphaël, Djibril Cissé va "réattaquer le vélo". Après, il pourra fouler la pelouse du Vélodrome. Un souhait très cher. " C'était pour moi une volonté de retrouver la France. Et en venant à l'OM, j'exauce un rêve, celui de jouer au Stade Vélodrome qui a été le jardin de mon idole, Jean-Pierre Papin".

Comme JPP, le néo-Marseillais aimerait enflammer le Stade Vélodrome et permettre au club phocéen de retrouver les sommets. Pour lui, l'Olympique de Marseille n'est pas le club pour "relancer sa carrière" mais un choix dicté par son ambition et son coeur. Pape Diouf a toujours montré qu'il souhaitait sa venue. Cela a compté. "L'OM était le seul club français qui m'attirait. Si d'autres ont fait des propositions à Liverpool, c'était uniquement pour contrecarrer l'offre marseillaise. D'ailleurs, je ne suis pas sûr que ces clubs me voulaient vraiment ". L'OM si. Le début d'une belle idylle ?
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# Posté le mercredi 12 juillet 2006 14:50